Lundi 11 septembre 2006
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Mon image est brouillée dans le fond des détours
Je ne sais si je suis jamais ou bien toujours...
Il me semble un instant que je suis un amour,
Et puis tout disparaît, je redeviens atours.
Une goutte d'espoir affleure à ma surface
Mais la réalité, givrée, la tourne en glace,
Au milieu du palais je me sens à ma place,
Le miroir déformant me crée et puis m'efface.
Un mirage apaisant m'inonde de douceur,
Mes rêves éternels prennent vie dans mes peurs,
Tout redevient plus clair avant que tout ne meure,
Harrassé par le poids de ses yeux qui m'écoeurent.
Une mer de plaisirs scintille avant l'écueil,
Un satyre dément qui danse et puis m'éfeuille,
Je rêve de ses bras, mais dors dans un linceuil,
Bien plus réconfortant que le froid de son oeil.
Juste un pas en avant, avant de m'écrouler,
Percutant l'éternel, l'extatique regret,
Je m'offre à qui me veut, mais m'attache aux rejets,
Pour le défi sans doute, car je ne sais aimer.
Par Lull Aby
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Publié dans : lullaby
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