Vendredi 17 mars 2006 5 17 /03 /2006 19:22

Par Katagena

Rejoins-moi, je coule vers le néant. Le monde m'étouffe, mais je l'aide à respirer. Je vis au monde, je meurs au monde, sacrifice aux lueurs du plaisir de la Chair. Luxure. Le corps. L'image. Et derrière ?

Parfois, en me levant, je me dis que je suis un faire-valoir qu'on tient au bras pour se sentir homme. Et en me couchant, j'y repense. Et j'en crève.

Pourquoi, tous les jours, de nouvelles promesses inutiles? Et pourquoi ! Oh ! Dieu ! Pourquoi, moi, j'y crois? Pourquoi l'amour? Pourquoi l'espoir? Pourquoi la Vie? Pourquoi comme ça?
Alors, nécessairement, on veut reprendre un peu de contrôle sur sa vie qui s'échappe... mais non. On cède. On cède aux promesses, on cède aux larmes, mais on suffoque.
Alors, quand la vie étouffe, quand l'amour étouffe, quand même la conscience d'être commence à nous ronger, que reste-t-il ?

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Vendredi 17 mars 2006 5 17 /03 /2006 15:16

Par Katagena

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Petite fleur, fragile, à peine ouverte

Riant au monde, pleurant dans le secret...

Et dans son coeur, une crypte déserte,

Semble défier la vie qui veut danser.

Un sarcophage y est vide, pourtant !

Que de cadavres elle aimerait y mettre ...

Sur son visage une goutte de sang :

Est-ce une larme ? Elle ne peut le promettre.

Soudain résonne du front à son sein

Un cri grenat qui semble la ravir.

Et ce silence qu'elle aimait en vain

Soudain renaît comme pour l'accueillir.

Petite fleur fragile à peine ouverte,

Déjà fanée des cris qui l'ont brisée...

Dans son miroir, rien ne se reflète,

Elle pleure en vain, l'âme qui l'a quitté.

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Mercredi 15 mars 2006 3 15 /03 /2006 14:14

Par Katagena

Comme je l'avais raconté un peu plus tôt, j'ai momentanément rejoint une guilde Role Play, et là, il a bien fallu que j'explique pourquoi, non seulement j'avais trois personnages différent, plus le PvP, et en plus, seule l'une d'entre elles portait un nom "correct". J'ai donc commencé à raconter l'histoire de ma p'tite nécro et de...sa soeur :) enjoy

Je suis née dans une ferme, non loin de l'Abbaye d'Ashford. Il m'arrive encore, au réveil, de m'y croire allongée, paisible. A cette période de la journée où, encore plongée dans le monde
onirique, la vie semble parfaite. Et j'entends ma petite soeur rire aux éclats en jouant avec ma mère. Et puis j'ouvre les yeux, et une journée trop lourde commence. Encore une fois. Tous
 les jours, mes cicatrices refont surface. Et pourquoi ? Pour qui ?
Je me souviens de cette terrible journée avec une précision terrible. Si seulement je pouvais l'oublier. C'était peu avant l'invasion des charrs qui a transformé notre coin de paradis en désert...
 J'étais en train de me baigner dans une crique sacrée, et le soleil, doux mais chaud dardait ses rayons sur ma peau. Un moment de bohneur simple. Qui rend les cauchemards plus durs encore !
Car c'est à ce moment que je les ai vus. Les Charrs.
Ils lançaient une offensive sur notre hameau, les hommes ont résisté, les femmes ont essayé de se cacher. Et là, tapie dans un buisson, avec ma petite soeur dans les bras, j'ai entendu des cris,
des hurlements quasi bestiaux face à une douleur atroce. Et ma mère. Ma mère, tuée sous mes yeux en essayant de sauver le dernier né. Lola, ma soeur, a poussé un cri, mais nul ne l'a entendu.
Nous retenions notre souffle, paniquées. Quand, enfin, plus un bruit. Un silence pesant... Prudemment, j'ai passé la tête pour vérifier que la voie était bien libre, et j'ai immédiatement remis ma
soeur dans le bosquet. C'était trop rouge. Une odeur étrange se levait, une odeur de mort. Une odeur de peur. Et des cadavres, partout... je suis tombée à terre, anéantie. Sur un Charr.
Allez savoir pourquoi, j'ai posé mes yeux sur lui, avec insistance, comme s'il pouvait encore se sentir coupable. Et ce que j'ai vu m'a choquée. Car j'y ai vu de l'humanité. Dans ses yeux déjà morts,
j'ai vu une lueur d'intelligence... Je ne pouvais plus leur pardonner. Ils n'étaient ni des loups, ni des vers pour se permettre de tuer ainsi. De tuer des mères, des nouveaux nés, sans distinction...
Pourtant... je souffrais moi-même. Nous les avions traité comme des bêtes. Nous ne leur avions même pas accordé une chance de s'expliquer. Et qui avait commencé ? Qui avait engagé ce combat
interminable ? Je sentais que quelque chose n'allait pas. Je sentais qu'il y avait une incompréhension mutuelle. Mais je n'avais pas le choix. Mes parents étaient morts. Responsable de ma soeur,
il me fallait la défendre. Pourtant tout cela était si beau, tellement excitant. L'odeur du sang après un combat. Une odeur encore chaude. Et une telle énergie tout autour. Le trouble en moi grandissait
encore !
 C'est là qu'elle est arrivée. Je ne l'avais pas entendue venir. Elle était sortie de nulle part, et sous ses pieds, un cadavre se consumait lentement. Et j'ai compris que, quoiqu'il arrive, si je voulais tirer cette
histoire au clair, le combat devait cesser. D'une manière ou d'une autre. Et il était déjà trop tard pour la diplomatie. Je devais me battre pour survivre, pour protéger les miens.
 "Petite fille, suis moi, et tu découvriras la beauté qui est derrière, l'exquise contemplation de la Mort. Grenth t'a choisi, ne lui fait pas l'affront de lui tourner le dos."
Un silence interminable, pendant lequel j'ai eu l'impression que respirer serait rompre un pacte avec elle. J'avais échappé à la mort. Par quel miracle ?
"J'accepte"

Voilà comment j'ai rencontré Mune, mon guide. J'ai confié ma soeur à une parente éloignée à Ascalon, pour la protéger pendant ma formation. Et le seul plaisir de la voir s'épanouir en paix m'aidait à
conserver la part d'humanité qu'il restait en moi alors que j'évoluais entre vie et mort, et cotoyais plus de morts que de vivants. J'apprenais à retourner les blessures que je m'infligeais contre mes adversaires,
j'apprenais à réveiller les morts, à les sacrifier encore. J'ai profondément marqué mon corps de cicatrices, pour augmenter encore ma force de concentration, pour puiser plus profondément encore
dans mes réserves d'énergie. Pendant ce temps, Ascalon s'écroulait, attaqué par les charrs, jour et nuit. Quand, enfin, Mune m'a déclaré apte à me débrouiller seule... la seule formation que je pourrais
avoir désormais serait celle de la vie. Paradoxal au vu de mes compagnons de tous les jours. J'ai rejoint ma soeur en catastrophe, et l'ai trouvée transformée. La dernière semaine s'était écoulée sans que
je puisse lui rendre visite. Elle avait changé son nom, et répondu à l'appel de Dwayna. Je n'avais plus en face de moi la soeur que j'avais tant chérie, mais Lull Aby, une guérisseuse qui ne comprenait
pas ce que je faisais. J'avais peur de la perdre. Mais il n'était plus temps de réfléchir... la bataille faisait rage au dehors, et toute personne capable de se rendre utile y était convoquée d'urgence.

to be continued...

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Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /2006 17:57

Par Katagena

Je suis l'alpha et l'oméga
Tu ne peux pas vivre sans moi :
Je suis la mère et puis l'enfant,
La maitresse, et le soupirant.
Je suis la mort qui git en toi,
Qui vit dans chacun de tes pas.
Un pas chassé et l'autre fuit,
Je suis le présent en sursit.


Mais ton passé est mort en vain,
Ton futur pleure contre mon sein,
Ton agonie est un espoir
Contre le néant, qui s'égare.
Alors enfin, as-tu compris ?
As-tu saisi ce que je suis ?
Je suis ta peur de suffoquer,
Dans un corps de chair incarnée,
Douceur d'une femme damnée.

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Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /2006 17:55

Par Katagena

Je me perds à chercher,

A deux pas de ton corps

Une histoire conte de fées,

Mes rêves sont tous morts !

 

A deux pas de ton corps,

Je meurs à ta prison.

Mes rêves sont tous morts

Je meurs à mes démons !

 

Je meurs à ta prison,

Je cherche la douceur…

Je meurs à mes démons,

Je cherche l’âme sœur !

 

Je cherche la douceur,

Chaude peau qui m’appelle,

Je cherche l’âme sœur,

Glacial songe qui s’éveille !

 

Chaude peau qui m’appelle,

Te souviens-tu de moi ?

Glacial songe qui s’éveille

Au contact de soie…

 

Te souviens-tu de moi,

Originel Eden ?

Au contact de soie,

Mon âme oublie sa haine !

Originel Eden,

Je continue ma quête…

Mon âme oublie sa haine !

Lorsque mon cœur s’arrête !

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Présentation

  • : Sweet Lullaby
  • lullaby
  • : Littérature
  • : Laisse ton âme danser avec la mienne, et, pour quelques minutes de lectures, abandonnons tous deux la solitude. Laisse toi bercer d'illusions, car voilà qui je suis, une berceuse pour jolis rêves....une douce comptine pour vagabonds du bohneur...
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