Jeudi 11 mai 2006 4 11 05 2006 23:39

Par Katagena



Douceur, moiteur, chaleur exsangue
Haletante, et cambrée
Mains qui s'égarent soudain.
Les yeux fermés, bouche entrouverte...
Et puis j'embrasse, je mords, tu viens.
Moiteur, encore.
Liquide hurlant.
Images indécentes, incessantes qui pleurent.
Partir, encore. Et puis tomber.
Dans des bras chargés de désir.
Gémir, encore. Et puis hurler,
Dans la chaleur de nos soupirs !
Tendus, brûlants jusqu'à l'extrême...
Les corps qui chantent sous les baisers.
Tendus, et brûlants de désir,
Nous deux, nos jambes entrelacées.
Images languissantes échouées
Au creux des fantasmes naissants.
Lâcher prise. Fermer les yeux.
Se réveiller...
Juste un rêve.
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Jeudi 11 mai 2006 4 11 05 2006 12:24

Par Katagena
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Jeudi 11 mai 2006 4 11 05 2006 02:15

Par Katagena
    Le romantisme est mort. On nous l'a survendu, à coups de fleurs bleues, de Saint Valentin. Mais le vrai, celui qui va de pair avec l'amour comme absolu, celui là a disparu... Trop simple d'aimer pour de beau. Mais l'amour est sale, l'amour est violence, l'amour est torture et ça, ça n'est pas politiquement correct alors on laisse couler, on oublie.
    Mon romantisme à moi se bâtit dans un coin glauque, il se nourrit d'amertume et de passions refoulées. Il n'est que rêves et interdits. Ou les deux à la fois. Il est la symbolique d'une jeunesse qui vit.
    La nôtre s'enferme gentiment entre ses lois, ses barrières, ses symboles et ses limites.Et ce qu'ils nomment amour obéit aux mêmes règles.
    Le mien n'en a pas. Et plus il est débridé, plus il fait mal par son exigence démesurée, plus il se rapproche de mon idéal. Une passion qui ne bouscule pas est un feu couvert. Et je rêve de brasiers, de colère, de douleur, d'abandon...
    Alors viens à moi, mon doux rêve, et bouscule moi ! Blesse moi encore ! J'en redemande, c'est ma seule preuve d'existence...
    Glisse sur moi, possède moi, domine moi puis laisse toi faire.Que je m'insinue en chaque recoin de ton être, poser ma marque, ma présence. T'obséder pour mieux te détruire. Et puis mourir à travers toi.
    Juste poser mes lèvres contre toi, et puis jouer à être amants.
    Mon sang, qui coule à travers toi... ne t'arrête pas, tue moi plus fort !
    Punis moi de t'avoir charmé, je te hais parce que je t'adore. Chaque parcelle de mon être brûle de désir de toi, et ça m'ennivre, et ça me lasse. De cette lassitude infecte et croupissante qui me berce. Je sais t'aimer, parce que je suis prête à mourir, à me damner, à tout offrir pour ça. Je sais t'aimer, parce que tes blessures sont miennes. Je sais t'aimer de cette façon totale qu'ont les utopistes d'aimer, sans concessions, et sans buts. Vendre sa liberté pour un brin de luxure.
    Et puis tout ça ne mène à rien. Quelle que soit la puissance avec laquelle j'aimerai, rien ne viendra jamais à moi. De cette manière absurde et décadente qu'a la Vie de punir la recherche de l'extase. Du beau. De l'Absolu.
    Car tout se résume à ça. Je ne veux pas de vos nuances, de vos vies en arc en ciel. Je suis une Antigone désabusée, une de celles qui rêvent de douleur pour mieux rêver. Une de celles qui rêvassent en vain. Une de celles qui mourront en vain, mais fidèles à elles mêmes... En riant à la face du monde, méprisantes, et rejettées.
    Puise dans ces excès la force de continuer. Plaisir malsain. Plaisir extrême parce que glauque. Parce que trop étroitement lié à la douleur. Cette extase d'être loin des autres. Loin d'eux et de leurs faux semblants. Et puis s'y complaire, pour un temps, parce que ça me salit l'âme... parce que tout ça me projette au bord d'un gouffre pour que je savoure mieux le chemin qui s'en éloigne...

Ma vie est un jeu.
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Mardi 9 mai 2006 2 09 05 2006 22:18

Par Katagena
Sur ta peau nue, juste un regard,
Tu tremble encore... J'ai soif de toi.
Tes yeux mi-clos, tes yeux hagards,
Sussurent que tu es loin de toi...

Un dérapage, une aventure,
Tes mains, tes lèvres, un mot parfois...
Douce moiteur, froide brûlure ...
Ton corps lassif entre mes doigts.

Des senteurs suaves, douceur exquise,
Ton souffle qui effleure ma peau,
Et perdre pied... et que s'enlisent
Dans nos gémissements, les sanglots...

Je t'ai offert un paradis,
Je t'ai dessiné un ailleurs,
Tout en te couvrant de douceur,
Je t'ai ouvert à l'infini...

Mais tu continues de pleurer.
Tu te vois déjà condamnée
Par mes caresses de femme, damnée,
Et rien ne peut te consoler...

Mais nous n'étions que deux enfants,
Brûlant d'un feu bien trop ardent
Pour être contenu en nos coeurs...

La Voie, les voix, bien peu m'importe,
Qu'ils jugent, qu'ils blâment... ferme la porte...
Reviens vers moi, mon âme soeur.
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Lundi 8 mai 2006 1 08 05 2006 10:08

Par Katagena
Image tirée de ma mémoire
Son qui émerge mais qui me noie...
Et tu te fonds dans mon brouillard
Pour que mes rêves se déploient...

Couleurs qui fusent et qui s'achèvent
Dans l'océan de mes douleurs...
Un mot arrive sur la grève :
Ton nom, qui ravive mes peurs.

Froid qui paralyse mon âme,
Mes ailes, mon coeur et ma gaieté...
Recouvre de givre mon drame,
Qui scintille à l'obscurité.

Musique obsédante qui serre
Mon coeur, qui se met à pleurer...
Ta voix, tes chants et tes mystères
Me perdent dans un doux passé...

Amertume qui se fait sentir
Rage et doutes qui se cotoient...
Ma vie dévale, pour mieux gravir
Le ciel qui s'illumine en toi !

Odeurs d'épices et de chaleur,
M'attirent contre un corps accueillant,
Mais aveuglé par la chaleur
Mon coeur ne peut plus être atteint.

Car une armure le dissimule
Aux yeux des âme indélicates.
Ainsi, nul ne voit plus qu'il brule,
Ainsi, nul ne devine qu'il boite !

Mon Coeur est tout près de tomber
Au fond du gouffre de tes yeux.
Mon univers s'est arrêté
A l'entente du mot "Adieu".

Alors mon Soleil s'éteint,
Vaincu par l'ardeur des mes larmes...
Je le suis, car je ne suis rien,
Et ton absence me désarme.
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Présentation

  • : Sweet Lullaby
  • lullaby
  • : Littérature
  • : Laisse ton âme danser avec la mienne, et, pour quelques minutes de lectures, abandonnons tous deux la solitude. Laisse toi bercer d'illusions, car voilà qui je suis, une berceuse pour jolis rêves....une douce comptine pour vagabonds du bohneur...
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