Dimanche 27 août 2006

Par Lull Aby
C'est une histoire d'amour dont les épisodes
ont été mélangés par un fou...


Amélie Nothomb
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Jeudi 24 août 2006

Par Lull Aby
J'aime sentir l'herbe sous mes pieds
J'aime le vent doux d'été
J'aime le soleil quand il m'enlace
J'aime regarder l'eau qui s'écoule
J'aime regarder des bribes de vie
J'aime les épaules nues des femmes
J'aime leurs seins, leurs cous, leurs yeux
J'aime les chats, aussi
Je n'aime pas tomber amoureuse
J'aime la chute, la fuite du temps
J'aime ses yeux quand il sourit
J'aime qu'on me prenne par la taille
J'aime ses lèvres quand il rit
J'aime les fleurs des champs
J'aime regarder les gens dans le train
J'aime me laisser envahir par la musique
J'aime la pluie sur ma peau
J'aime me laisser aimer par une voix
Je n'aime pas tomber amoureuse
J'aime le goût sucré du lait,
J'aime avoir froid, un peu
J'aime nager nue
J'aime ses mains brûlantes
J'aime sa façon de dire mon nom
J'aime nos nuits à perdre haleine,
J'aime ses soupirs éperdus,
J'aime chanter dans mon bain
J'aime croire aux contes de fée
Je n'aime pas tomber amoureuse...
Trop tard
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Mercredi 23 août 2006

Par Lull Aby
Pourtant,
quand il me serre contre
lui,
quelque part, je suis sûre
qu'on s'aime.
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Mercredi 23 août 2006

Par Lull Aby
Et j'irai demander au soleil s'il le sait,
Dis, pourquoi ne peux-tu pas simplement sortir
De ma vie, étonnée, défaite ? Peux-tu me dire
Pourquoi, tout mon espoir, par toi, s'éteint, se tait ?

Et j'irai voir plus loin, au delà de moi-même,
S'il existe un ailleurs où ton absence me va,
S'il existe un endroit où je me plais sans toi,
Et si j'arrive à vivre avec mes anathèmes.

Et j'irai murmurer aux étoiles à terre,
Mes rêves de t'aimer sans en mourir, encore,
Mes rêves de t'aimer, de t'embrasser plus fort,
Mes bulles de beauté, qui, sans arrêt, s'enterrent...

Et je dessinerai tes lèvres sans relâche,
Me maudissant en vain de ne pas te haïr,
De ne savoir, aux nuits, confier mes souvenirs,
De rester, à jamais, la fille qui s'attache.

Et j'échouerai encore, le coeur nu sur la grève,
Je vivrai en extase, qu'importe, s'il faut vivre !
Entre horreur et sublime, mes délires m'ennivrent,
Et pour toi mon aimé, mon haï, je me rêve...
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Mardi 22 août 2006

Par Lull Aby
J'ai trouvé l'endroit où vivent les nymphes. Là où se réunissent l'eau, le ciel et la terre. Là, bien cachées du regard des hommes, par les branches lourdes des saules, je suis certaine qu'elles murmurent des contes oubliés de tous. Je peux presque entendre leurs chants, leurs rires, se mêlant à l'éternelle complainte de l'eau qui s'écoule. Si je restais ici, jusqu'à la nuit, je surprendrai peut-être leurs jeux innocents. Ici aussi la beauté semble me tourner autour en me mettant au défi de la saisir !
Je me surprend à observer les passants, sur l'autre rive. J'aime regarder les gens au crépuscule de leur vie. Je me demande à quoi ils pensent, s'ils redoutent la nuit, ou s'ils s'abandonnent aux dernières lueurs ?
Et j'aime leur démarche empesée. J'aime leurs regards chargés de vie. Leurs visages qui les racontent.
Je me sens étrangement neutre aujourd'hui. Ni triste, ni euphorique. Je n'irai pas jusqu'à dire "normale", parce que j'entend toujours le rire étouffé de mes démons, au creux de mes songes. Je les fais taire d'un regard à l'horizon.
Marcher, un peu. Ce lieu était un écrin. Je ne suis pas un bijou. Ou alors le plus corrompu de la création. Une perle de névroses.
Quoique je fasse, mes pensées tournent en rond. Je n'arrive pas à me détacher de ça (pourquoi est-ce que j'avais écris "toi" ?)... Au final, tout se rejoint.  Toujours, la même question vaine. Qui pourra y répondre ? Est-ce que quelqu'un me trouvera un jour ? Il faut que j'arrête...
Et puis j'ai l'impression d'être une vache, à regarder passer les trains... Je vais rentrer, j'ai assez tenu loin de ma vie pour aujourd'hui...
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  • : Sweet Lullaby
  • lullaby
  • : Littérature
  • : Laisse ton âme danser avec la mienne, et, pour quelques minutes de lectures, abandonnons tous deux la solitude. Laisse toi bercer d'illusions, car voilà qui je suis, une berceuse pour jolis rêves....une douce comptine pour vagabonds du bohneur...
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