Lundi 11 septembre 2006

Par Lull Aby


Mon image est brouillée dans le fond des détours
Je ne sais si je suis jamais ou bien toujours...
Il me semble un instant que je suis un amour,
Et puis tout disparaît, je redeviens atours.

Une goutte d'espoir affleure à ma surface
Mais la réalité, givrée, la tourne en glace,
Au milieu du palais je me sens à ma place,
Le miroir déformant me crée et puis m'efface.

Un mirage apaisant m'inonde de douceur,
Mes rêves éternels prennent vie dans mes peurs,
Tout redevient plus clair avant que tout ne meure,
Harrassé par le poids de ses yeux qui m'écoeurent.

Une mer de plaisirs scintille avant l'écueil,
Un satyre dément qui danse et puis m'éfeuille,
Je rêve de ses bras, mais dors dans un linceuil,
Bien plus réconfortant que le froid de son oeil.

Juste un pas en avant, avant de m'écrouler,
Percutant l'éternel, l'extatique regret,
Je m'offre à qui me veut, mais m'attache aux rejets,
Pour le défi sans doute, car je ne sais aimer.
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Samedi 9 septembre 2006

Par Lull Aby
Je suis ce papillon, qui danse dans le feu
Dédaigne le pollen qui l'apelle en chantant,
Ignore le nectar qui le désire tant,
Ne trouve de gaieté qu'en délaissant les cieux !

Je suis cet ange rouge, épris de ses pêchés,
Qui, ardent de choisir, choisit de se détruire,
Refuse de rester là où on le désire,
Et descend avec fougue le chemin des damnés.

Je suis cette sirène qui charme et puis tue,
Et qui pleure sans fin celui qui la dédaigne,
Au creux de ses nuits blanches, ses larmes le dépeignent,
Et là, au petit jour, elle chérit ses bévues.

Je reste cette enfant qui te cherche sans fin,
Je deviens cette femme qui s'abîme encore,
Pour oublier le fait qu'elle s'oublie par son corps,
Elle s'ennivre de lèvres, de bouches, de mains.

Papillon ridicule aux ailes de charbon
Ange éperdu d'amour, éperdu de luxure,
Sirène qui se perd, qui aime sans être sûre,
Femme, enfant, et objet, j'anime mes démons !
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Jeudi 31 août 2006

Par Lull Aby
A trois fois rien on s'abandonne,
Trois fois plus vite on se cajole...
Trois petits tours et puis s'en vont
Mes rêves inondés de tes mains
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Mardi 29 août 2006

Par Lull Aby
Mon démon familier a
Le sourire d'un ange,
Et le regard étrange et doux
De ma damnation...
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Mardi 29 août 2006

Par Lull Aby
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  • : Sweet Lullaby
  • lullaby
  • : Littérature
  • : Laisse ton âme danser avec la mienne, et, pour quelques minutes de lectures, abandonnons tous deux la solitude. Laisse toi bercer d'illusions, car voilà qui je suis, une berceuse pour jolis rêves....une douce comptine pour vagabonds du bohneur...
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