Mardi 17 octobre 2006

Par Lull Aby
Et elle était tombée amoureuse d'un rêve,
D'un ange au coeur brisé et aux ailes en lambeaux,
Qui semblait étouffer sous le poids de ses maux,
Et qui, jour après jour, se vidait de sa sève...

Et il était tombé de trop haut, semble-t-il,
Pour pouvoir à nouveau voler comme un enfant,
Pour pouvoir à nouveau viser le firmament,
Il se pliait au monde avec un air fébrile...

Et elle était séduite par cet air perdu,
Par ces grands yeux d'enfant qui ont déjà pleurés,
Par ce coeur en bataille, par cette voix brisée,
Elle était amoureuse d'un petit ange déçu...

Et il ne voulait plus retomber à genoux !
Et il avait lutté, si longtemps, et si dur !
Et il a détourné les yeux, elle en est sûre !
Et il lui dit Adieu, de ce regard si doux...
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Jeudi 28 septembre 2006

Par Lull Aby
Je sais bien, ça n'a pas grand rapport avec mon blog en fait, mais je tiens à diffuser ce lien. Personnellement il m'a pas mal impressionée, toutes ces petites phrases assassines qui nous ont fait hurler tout au longs de ces (trop ? ) longues années, condensées ici, c'est impressionant...

http://www.boucetmoustache.com/article-3893184.html
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Mardi 26 septembre 2006

Par Lull Aby
...donc question existentielle : peut-on rattraper le temps perdu ?

Edit : Je ne pensais pas qu'un jour quelqu'un écrirait tout en noir ce que je pense à poings fermés...http://vingtenaires.over-blog.com/article-3906097.html
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Lundi 25 septembre 2006

Par Lull Aby
Admettre encore, jour après jour
Que l'on ne peut rien faire changer...
La société fait demi tour,
Mais qui doit-on vraiment blâmer ?
A force de se heurter au monde,
Rageur de se sentir bloqué
Enfermé dans une autre ronde
Que celle, qu'en vain, on a rêvée...
Tourbilloner entre les larmes,
Et s'acharner à avancer...
Jour après jour, on se désarme,
On perd la force de lutter.
On cède au vent et ses rafales,
On s'endort sous un ciel d'orage.
On oublie de voir les étoiles,
On se replie dans ces "dommages"...
On crie, on se révolte en vain
"La rue n'est pas à l'Assemblée !"
On voit ce monde entre nos mains,
Mais le massacre doit s'achever...

"Ridicule rêveuse naîve,
De quoi veux-tu donc nous sauver ?
Le cataclysme qui arrive,
Nous l'avons si bien espéré !
Viens avec nous, et joue ! Et chante !
Le monde peut bien s'écrouler !
Seule, tu sera la seule démente
A refuser de t'amuser,
Serais-tu folle ?"

Mais je ne sais pas faire semblant,
Ce jeu me blesse, et me désole :
J'ai perdu mes pulsions d'enfant,
Leur monde a perdu son brouillard,
Et leur confiance d'innocents
Transforme ma vie en cauchemard !
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Lundi 25 septembre 2006

Par Lull Aby
A force d'osciller entre peine et orage
A force d'hésiter avant de faire un pas,
A force de chanter pour camoufler ma rage,
A force de parler, de danser mes faux pas,
A force de pleurer, seule dans mes nuits blanches,
A force de sourire à ces gens qui m'opressent,
A force de marcher, loin de ces pages blanches,
A force de courir, quand le système me blesse...
A force de dire "oui" quand mon âme crie "non !",
A force d'accepter d'errer dans ces couloirs,
A force de pister ce troupeau de moutons,
A force de m'intégrer, sans vraiment le vouloir,
A force de jouer mon rôle de femme-enfant,
A force de renier ma nature profonde,
A force de soigner un coeur qui gît, en sang,
A force de voir ce monde qui s'écroule, et qui gronde...
A force de voir la mort incarnée près de nous,
A force de la croiser dans les yeux d'un enfant,
A force de voir la haine, de parler au dégoût,
A force de mépris envers les sentiments,
A force d'assister à un chaos sanglant,
A force de me taire, et donc de consentir,
A force d'agréer un système dément,
A force que l'on enterre les drames, car il faut rire...
A force de vivre, on veut mourir
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Présentation

  • : Sweet Lullaby
  • lullaby
  • : Littérature
  • : Laisse ton âme danser avec la mienne, et, pour quelques minutes de lectures, abandonnons tous deux la solitude. Laisse toi bercer d'illusions, car voilà qui je suis, une berceuse pour jolis rêves....une douce comptine pour vagabonds du bohneur...
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