Dimanche 9 décembre 2007
Par Lull Aby
Je voudrais, ce matin, caresser ton visage
De mes doigts horrifiés de s'y trouver sans fuir.
Et faire de ces moments un ultime virage,
Avant de te quitter pour ne pas te détruire.
J'aimerai, ce matin, redécouvrir ton corps,
Y semer des caresses engourdies de sommeil,
Mais ne rien déranger de ce trouble décor,
J'en aurai disparu bien avant ton réveil.
Je rêve de flirter enfin avec ton coeur,
Imaginer un peu tout ce que j'ai perdu
A ne pas le gagner. Et mon être sécoeure.
Je suis un papillon, qui se rêve.... et n'est plus !
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Dimanche 9 décembre 2007
Par Lull Aby
Ce regard obsédant
Emeraude échappée
De mes rêves d'enfant
Sur une nuit brisée.
Des mains comme des caresses
Sur ma peau extatique.
Foutu temps qui me presse,
La nuit est électrique.
Et je rentre à la vie,
Et le froid m'engourdit,,
Gelant mes bas résille.
Et ce parfum, soudain,
Sur mon corps orphelin,
Ton parfum, ma Camille.
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Mercredi 4 juillet 2007
Par Lull Aby
Maman m'a dit d'arrêter ça,
Alors brûle moi avec tes mains,
Déchire moi entre tes bras,
Coupe moi fort, serre moi bien.
Maman m'a dit que c'était mal,
Alors je suis là, dans le noir,
Et puis je perds mon idéal,
Juste avant de lâcher l'espoir.
Maman m'a dit que j'étais folle,
Folle de me caresser ainsi,
Fais le donc pour moi, mon ami...
Maman voudrait que l'on m'isole,
Mais je ne me touche même plus,
C'est toi qui me coupe. Déçu ?
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Lundi 2 juillet 2007
Par Lull Aby
Mon amant est un chêne, qui ne rompt jamais.
Et moi, je papillone, d'arbre en fleurs.
Mais notre amour est un roseau.
Qui plie sans cesse mais ne rompt pas.
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Mercredi 27 juin 2007
Par Lull Aby
Petite fille, as-tu couru ?
A travers champs, à travers toi,
Contre vents et marées, pas à pas ?
Et combattu le temps, et vaincu ?
J'ai couru loin de mes pensées,
Me suis échappée de moi-même,
J'ai poursuivi l'air, ses poèmes,
Défié ma chute, et j'ai gagné !
Petite fille, as-tu chanté ?
Chanté la beauté et la peur ?
Fredonné tes rêves en douceur ?
Jusqu'à en être ivre, et comblée ?
J'ai chanté la nuit et le jour,
Hurlé à la lune, à genoux,
Chanté comme chantent les fous,
Mais mon coeur se fanait, toujours !
Mais petite fille, as-tu aimé ?
T'es tu consummée, corps et âme ?
T'es tu délectée de ces flammes,
Avant de t'y abandonner ?
J'ai aimé comme un cri perdu,
Toujours, l'aimé reste de glace,
Le dédaigné, lui, ne se lasse,
L'amour s'accorde avec déçu.
Petite fille, as-tu prié ?
Espéré inlassablement
Un signe, un avis apaisant ?
Dis moi petite, as-tu pleuré ?
J'ai pleuré toute mon amertume,
Sangloté sur le creux des nuits,
Prié pour que la peur s'enuie,
Et me suis noyée sous l'écume !
Petite fille, as-tu vécu ?
Regrettera-tu, à ta mort,
Que la conscience quitte ton corps,
Ou en as-tu déjà trop vu ?
Je suis déjà bien vieille, hélas !
Une femme tombée, et brûlée.
Une petite fille au corps de glace,
Qui s'immole dans ses regrets.
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